Communiqué de rentrée 2026
21.09.2026
Chers membres de la communauté enseignante,
Nous espérons que l’été aura été reposant en dépit des épisodes caniculaires et que la reprise se passe bien pour toutes et tous. Nous espérons également que l’année sera plus reposante pour les collègues du Collège et du Lycée, qui ont dû cohabiter l’année passée, et l’ont fait de bien belle manière, suite à la situation géologique à l’Annonciade. À ce propos, nous nous réjouissons du rôle que nous avons joué en faisant part de notre inquiétude à son Excellence le Ministre d’État avant même que le Gouvernement ne prenne la décision d’évacuer. Nous tâcherons de demeurer tout aussi réactifs aux problématiques urgentes que vous pourrez nous faire remonter.
Du côté de nos dossiers de fond, nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse du Gouvernement concernant le résultat de nos négociations et la prise en compte de revendications légitimes ; pour rappel, celles-ci concernaient la mise en place d’une Indemnité de Suivi et d’Accompagnement des Élèves pour le primaire et le calcul des Heures Supplémentaires Annualisées sur la base du point d’indice monégasque pour le secondaire. Sans préjuger de l’issue favorable ou non accordée à nos demandes, nous pouvons exprimer notre déception face au manque de soutien de la DENJS lors de nos réunions avec le Département de l’Intérieur. En effet, en dépit du caractère très raisonnable de nos positions, la DENJS a plutôt secondé Monsieur le Conseiller-Ministre et Madame le Directeur du Budget et du Trésor dans le rôle de contradicteur, et parfois d’avocat du diable. Nous veillerons à ce que nos relations avec la DENJS ne demeurent pas à sens unique ; si nous souhaitons continuer à être force de proposition, nous ne voulons pas pour autant jouer le jeu de la coopération quand l’administration balaie d’un revers de main des demandes matérielles parfaitement fondées.
En ce qui concerne le dossier des Retraites, et face à l’absence de volonté de l’Administration de remédier au préjudice que représente la mauvaise information systématique des personnels détachés jusqu’à septembre 2023, la prochaine étape est l’action en justice. Nous vous tiendrons informé·es de l’évolution de nos démarches.
Pour finir, l’été s’est avéré très occupé sur le plan syndical. En effet, à l’issue de plusieurs signalements pour des faits relevant potentiellement du harcèlement et effectués en sa qualité d’enseignante (rejoignant une foule d’autres signalements des personnels à toutes les instances imaginables, DENJS, Office de la Médecine du Travail, Référent harcèlement de la Direction des Ressources Humaines et la Formation de la Fonction Publique), notre Secrétaire Générale Adjointe et collègue s’est trouvée mutée d’office dans un nouvel établissement avec un nouveau niveau, « pour les besoins du service ». Malgré nos demandes répétées de rendez-vous, notre alarme quant au signal désastreux que cela envoie aux victimes potentielles de harcèlement et notre indignation face à l’intimidation que cela représente indirectement pour notre syndicat, la DENJS et le Département de l’Intérieur ont fait la sourde oreille. Si le SEM n’a entrepris aucune action directe par rapport à la situation dans cette école, se contentant d’accompagner les personnels en souffrance, la décision de la DENJS d’en changer la direction est une confession éloquente de la gravité du problème, qui est loin de se limiter à une difficulté individuelle de notre Secrétaire Générale Adjointe.
Cet évènement est l’occasion de rappeler la double mission de notre syndicat, telle que définie par nos statuts : défendre les intérêts collectifs des enseignant·es et accompagner individuellement nos adhérents dans leurs démarches. Cela veut dire toutes et tous, sans exception : si vous êtes adhérent·e, vous pouvez prétendre de plein droit à recevoir toute l’aide dont nous serons capables. Vous êtes peut-être l’enseignant·e le ou la plus comblé·e, et nous en sommes heureux pour vous ; mais personne n’est à l’abri d’un problème. Dans ces moments-là, la valeur d’un syndicat prend toute sa dimension. L’année passée, nous avons informé et accompagné plus d’enseignant·es non-adhérent·es que d’adhérent·es ; nous nous sommes mobilisé·es sans poser de questions, en responsabilité, face à des situations qui exigeaient un soutien urgent et ont souvent trouvé une issue positive. Chacun·e comprendra que cela n’est pas viable pour nous, ni équitable pour celles et ceux qui font la démarche d’adhérer. Désormais, information et défense individuelle leur seront réservées.
Les adhésions sont d’ailleurs ouvertes en suivant ce lien : sem.mc. Le Bureau a décidé de conserver les mêmes montants de cotisation malgré le coût des actions en justice, car notre nombre toujours plus important d’adhérents nous le permet. Pour rappel, la cotisation s’élève à 60 euros pour les renouvellements et 80 euros pour les nouveaux, avec la possibilité de régler en 3 fois.
Notre assemblée générale, enfin, est prévue le mardi 13 octobre. Nous espérons vous y voir nombreuses et nombreux. Dès à présent, les personnes qui souhaitent se présenter à l’élection du nouveau bureau, qui sera élu lors de cette assemblée générale, peuvent déposer leur candidature en contactant le bureau actuel.
Nous vous souhaitons encore une fois une année sereine. Mais qu’elle le soit ou non, nous vous encourageons à adhérer lors de la campagne à venir. Parce que, comme toujours, l’union fait la force.