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Rencontre de travail entre le SEM et la DENJS

22.06.2026

Le SEM a été reçu à la DENJS dans le cadre des rencontres de travail. Étaient présents Jean-Philippe Vinci, Directeur, Rémy Garoscio, Directeur adjoint, Nadège Galvagno, collègue enseignante et chargée auprès de la DENJS d’une mission visant notamment à assurer le lien entre les enseignant·es et l’administration, ainsi qu’Aurélie Montet, cheffe de division à la DENJS ; le SEM était représenté par David Barral (Lycée Albert Ier), Secrétaire général, et Laurence Aureglia (École du Parc), Secrétaire générale adjointe.

Comme toujours, la conversation s’est tenue dans une ambiance détendue, la disponibilité et l’écoute bienveillante de nos interlocuteurs ne faisant aucun doute.

Entretiens annuels d’évaluation

Vous avez été nombreu·ses à nous faire remonter vos impressions, souvent mitigées, sur les entretiens annuels d’évaluation qui se sont tenus pour la première fois cette année. Il en ressortait une hétérogénéité totale dans la forme (durée, temps de parole des participants) et dans le fond (justifications des chefs d’établissement [ci-après « CE »], remarques inappropriées sans lien avec les items, informations erronées sur des quotas d’items, etc.).

Nous avons alerté la DENJS sur le caractère hétérogène et parfois contradictoire des propos et des pratiques, ainsi que sur la nécessité de les harmoniser.

Nous rejoignant sur l’essentiel de l’analyse, mais ayant souhaité, compte tenu des contraintes de temps, laisser de la liberté aux équipes de direction, Monsieur Vinci a rappelé en préambule que l’entretien annuel d’évaluation est une obligation selon la loi monégasque. Celui-ci se fait sur la base d’une nouvelle fiche spécifique aux personnels enseignants et inspirée de celle de l’AEFE.

Il a ensuite précisé les points suivants :

  • Il n’y a aucun quota, aucun pourcentage ni aucune limite dans le nombre de « Très satisfaisant » (contrairement aux propos de certains chefs d’établissement) ;
  • L’entretien doit durer une quarantaine de minutes (2 heures, c’est trop ; 20 minutes, c’est trop peu) ;
  • La personne évaluée doit parler 70 % du temps (contrairement à ce qui s’est fait dans certains entretiens, où le CE monopolisait la parole pour justifier ses choix), dans un cadre serein et bienveillant ;
  • À la fin de l’entretien, la personne évaluée doit avoir accès à la fiche d’évaluation afin de remplir la case « commentaires ». Monsieur Vinci attribue beaucoup d’importance à celle-ci et demande à tous les personnels d’y noter toutes les remarques qu’appellent la forme et le fond de l’entretien, surtout en cas de désaccord. Ce n’est en aucun cas au CE de remplir cette case ;
  • La fiche fait l’objet d’un va-et-vient : d’abord remplie par le CE, elle est ensuite complétée si nécessaire par la personne évaluée, puis signée, avant d’être remise au CE pour transmission à la DENJS. Le plus simple est de demander au chef d’établissement que la fiche soit imprimée puis remise à la personne évaluée, laquelle a droit à un délai de réflexion pour la compléter et la signer, avant de la remettre au CE ;
  • À l’avenir, il pourrait être possible de consulter cette fiche sur l’espace Portail Personnel LC dont les modalités d’accès seront rappelées par la DENJS en début d’année scolaire.

Passages à la hors-classe et transparence dans l’avancement

Le second point de notre ordre du jour concernait l’avancement. Là encore, le SEM pointe une grande diversité de pratiques selon les établissements, qu’il convient d’harmoniser.

Si Monsieur Vinci rappelle que l’entretien annuel d’évaluation n’est pas le lieu pour demander une augmentation de salaire, c’est en revanche le lieu adéquat pour évoquer d’éventuelles questions d’avancement. Certain·es parmi vous l’ont fait, notamment autour du passage à la hors-classe à partir du 9e échelon, et se sont vu répondre une variété de choses : « moi, je ne fais passer personne avant le 11e », « moi, je n’y suis pas opposé, s’il y a une bonne inspection ».

Le SEM a demandé à la DENJS d’harmoniser les pratiques afin que les personnels soient traités équitablement dans tous les établissements. La DENJS dispose d’une liste des personnels promouvables ; le SEM a demandé à s’assurer que les CE en disposent également.

Plus généralement, le SEM a demandé à la DENJS d’être particulièrement vigilante afin que tous les personnels avancent de manière homogène (dans la mesure où ils ne déméritent pas) et que les mêmes personnels ne soient pas systématiquement favorisés. Monsieur Vinci a répondu que la DENJS validait les demandes en dernière instance.

Le SEM a également pointé la nécessité de porter une attention particulière aux personnels qui n’avancent jamais plus rapidement, ou rarement. La DENJS a entendu cette préoccupation.

La question de la transparence dans l’avancement reste l’un de nos axes de travail.

Tensions entre direction et enseignants à l’École du Parc

Sur cette question, le SEM a été contacté par de nombreu·ses enseignant·es de l’école.

Nous avons par ailleurs été informés de recours effectués par une grande majorité des personnels de l’établissement (enseignant·es comme non-enseignant·es) auprès de la DENJS et de la Direction des Ressources Humaines et de la Formation de la Fonction Publique. La DENJS a indiqué être vigilante sur cette situation.

Statut des enseignants d’anglais dans le primaire, affectation et rémunération

Le SEM a ensuite posé la question des critères justifiant le statut d’enseignant en « anglais traditionnel » et en « anglais intensif ». La DENJS a répondu que l’expérience ainsi qu’un éventuel diplôme constituaient les critères retenus.

Monsieur Vinci a ensuite évoqué la refonte de l’enseignement de l’anglais dans le primaire sur laquelle ses équipes travaillent (questions de formation, d’enveloppes horaires, de rationalisation des méthodes et de choix de manuel).

Dès l’année scolaire 2026-2027, les élèves de la Principauté inscrits en anglais intensif verront leur volume d’enseignement spécifique d’anglais passer de 4 à 3 heures hebdomadaires. La quatrième heure sera consacrée à une discipline non linguistique enseignée en anglais (par exemple l’EPS). Cette séance sera assurée conjointement par un professeur d’anglais, qui accompagnera l’enseignant de la discipline concernée, afin de permettre aux élèves de pratiquer la langue dans des contextes variés et authentiques, au-delà du seul cours d’anglais.

Le SEM a pris acte de cette évolution mais demeure dubitatif quant à son bien-fondé pédagogique. Il s’interroge notamment sur l’efficacité d’une réduction du temps d’enseignement disciplinaire de l’anglais au profit d’un dispositif dont les bénéfices concrets pour les apprentissages restent à démontrer.

Sur la question de la double affectation d’enseignants en traditionnel et en intensif, Monsieur Vinci a répondu que tout enseignant de traditionnel effectuant également des heures en intensif devait recevoir deux bulletins de paie.

Modalités de rentrée dans les écoles primaires de la Principauté

Le SEM a pointé du doigt les écarts observés dans ce qui est demandé aux enseignants des écoles primaires autour de la rentrée : certaines écoles rentrent le jeudi, d’autres le vendredi. Monsieur Vinci a évoqué le cas des enseignants exerçant sur plusieurs écoles.

Le SEM considère que cette différence de traitement entre les écoles de la Principauté n’est pas justifiée. Il demande que l’ensemble des enseignants effectuent leur pré-rentrée le seul vendredi précédant la rentrée des élèves. Si certains souhaitent disposer de temps supplémentaire pour préparer leur classe en amont, ils doivent naturellement pouvoir le faire, mais cette présence ne saurait en aucun cas revêtir un caractère obligatoire. Le SEM réaffirme son attachement à une organisation équitable pour tous les enseignants, quels que soient leur établissement d’affectation ou leur situation professionnelle.

Ordinateurs portables professionnels reconditionnés à l’achat

Le SEM a demandé à la DENJS où en était le dossier relatif à l’achat par les professeurs de leurs anciens ordinateurs portables professionnels.

Rémy Garoscio a répondu que tout était prêt du côté de la DENJS, en précisant toutefois :

  • que les postes ne seraient pas nominatifs (l’enseignant·e ne pourra pas racheter « son » poste) ;
  • qu’ils pourraient être équipés de générations de processeurs différentes ;
  • que l’usage en serait strictement personnel ;
  • qu’il n’y aurait pas de support technique ;
  • qu’ils seraient soumis à une garantie pièces et main-d’œuvre de 12 mois ;
  • qu’ils seraient fournis avec Windows 11 Pro (licence liée au poste), 8 Go de RAM et 250 Go de stockage ;
  • que la commande et le paiement de 190 euros se feraient en ligne auprès du prestataire.

Le SEM a demandé, si possible, que la DENJS lance l’opération avant le début des vacances d’été. La DENJS pense pouvoir le faire dans le courant de la semaine du 22 juin.

Le SEM restera attentif à l’évolution de l’ensemble de ces dossiers et continuera à intervenir chaque fois que nécessaire afin de défendre les intérêts des personnels et de veiller à l’égalité de traitement entre tous les établissements.

Le SEM souhaite à l’ensemble des personnels de très bonnes vacances scolaires et un repos bien mérité.